27 novembre 2025
Investir dans l’avenir de la recherche canadienne sur le myélome : l’impact de la bourse EFCM du Dr Andrew R. Belch
Depuis son lancement en 2019, la bourse Dr Andrew R. Belch pour encourager l’éducation et la formation continue de jeunes chercheurs dans le domaine du myélome (EFCM) contribue à façonner l’avenir de la recherche sur le myélome multiple au Canada. Créée par Myélome Canada grâce à la vision de son cofondateur Aldo Del Col, la bourse EFCM rend hommage à l’héritage du Dr Andrew R. Belch, clinicien, chercheur et mentor estimé, en soutenant la prochaine génération de chercheurs dans le domaine du myélome.
La bourse EFCM offre un appui financier à de jeunes chercheurs pour leur permettre de participer à des conférences scientifiques d’envergure. Ils ont ainsi l’occasion de présenter leurs travaux sur la scène internationale, de développer leurs réseaux professionnels et de découvrir les plus récentes avancées dans le domaine. Le résultat? Cela contribue à renforcer et à unir la communauté scientifique canadienne dédiée au myélome.
Voici un aperçu des remarquables récipiendaires de la bourse EFCM 2025 et de leurs projets innovants
Ariene Cabantog, candidate au doctorat
Kuchenbauer-Rouhi Lab, Terry Fox Laboratory, BC Cancer Research Centre, University of British Columbia

[Photo : Ariene Cabantog au Congrès 2025 de l’European Hematology Association (EHA) (12 au 15 juin, Milan)]
Les travaux d’Ariene s’attaquent à l’un des défis les plus persistants de la recherche sur le myélome : la culture en laboratoire de cellules myélomateuses provenant de patients. Les modèles actuels reproduisent difficilement la complexité de la maladie, ce qui limite l’étude approfondie et freine le développement de nouveaux traitements. Ariene s’efforce de créer des conditions de culture où les cellules myélomateuses survivent et se comportent davantage comme elles le feraient dans l’organisme.
« Ma participation au Congrès de l’European Hematology Association (EHA) à Milan a été un moment décisif dans mon parcours en tant que chercheuse spécialiste du myélome multiple. L’occasion de présenter mes travaux devant un public international a permis d’accroître la visibilité de la recherche canadienne sur le myélome, de favoriser de nouvelles collaborations et de renforcer ma confiance, alors que je m’apprête à entamer une formation postdoctorale. »
Melika Bakharzi, candidate au doctorat
Kuchenbauer-Rouhi Lab, Terry Fox Laboratory, BC Cancer Research Centre, University of British Columbia

[Photo : Melika Bakharzi au Congrès 2025 de l’European Hematology Association (EHA) (12 au 15 juin, Milan)]
Les travaux de Melika portent sur l’un des aspects les plus douloureux et invalidants du myélome multiple : les atteintes osseuses. Jusqu’à 80 % des patients développent des lésions osseuses qui peuvent entraîner des fractures, des atteintes nerveuses et des douleurs chroniques. Grâce aux technologies de séquençage génétique, Melika étudie comment le myélome perturbe le développement des cellules osseuses, dans le but de concevoir des traitements plus ciblés et plus efficaces.
« Je suis sincèrement reconnaissante d’avoir pu bénéficier de la bourse EFCM du Dr Andrew R. Belch, qui m’a permis de participer au Congrès de l’EHA à Milan. J’ai ainsi pu élargir considérablement mon réseau professionnel et approfondir ma compréhension des plus récentes avancées dans la recherche sur le myélome. »
Dre Andrée-Anne Pelland, chercheuse spécialiste du myélome multiple (Fellow)
BC Cancer, Vancouver

[Dre Andrée-Anne Pelland à la 22e réunion annuelle de l’International Myeloma Society (IMS) (17 au 20 septembre, Toronto)]
La Dre Pelland a mené une étude concrète sur l’utilisation d’anticorps bispécifiques ciblant l’antigène de maturation des cellules B (BCMA), notamment le teclistamab et l’elranatamab, en Colombie-Britannique. Ces traitements se sont révélés très efficaces chez les personnes atteintes d’un myélome récidivant ou résistant à d’autres traitements. Sa recherche évalue leur efficacité en dehors des essais cliniques, fournissant ainsi des données précieuses pour orienter la pratique clinique quotidienne.
« Je suis extrêmement reconnaissante d’avoir reçu la bourse EFCM du Dr Andrew R. Belch, qui m’a permis de présenter mes travaux lors de la 22e réunion annuelle de l’International Myeloma Society. Cette occasion favorise les échanges au sein des communautés médicales et scientifiques, qui œuvrent ensemble à optimiser les traitements du myélome. »
Ben J. Patrick, M. Sc., candidat au doctorat
Mer Lab, Université d’Ottawa

[Ben J. Patrick à la 22e réunion annuelle de l’International Myeloma Society (IMS) (17 au 20 septembre, Toronto)]
Les recherches de Ben s’intéressent aux raisons pour lesquelles certains patients répondent plus rapidement que d’autres aux traitements. Si l’intensité de la réponse au traitement est un facteur important, la rapidité de la réponse peut également s’avérer un facteur déterminant. Ses travaux examinent les facteurs génétiques et immunitaires qui influencent la réponse au traitement, dans le but d’améliorer les stratégies thérapeutiques personnalisées.
« C’est pour moi un immense honneur d’être récipiendaire de la bourse EFCM du Dr Andrew R. Belch. Ce soutien me permettra d’assister à la conférence 2025 de l’IMS et au 3e atelier sur la génomique de l’IMS. Ces occasions m’aideront à approfondir mes connaissances, à poursuivre mon perfectionnement professionnel, et à contribuer de manière significative à la recherche sur le myélome. »
Ankita Dabla, Ph. D., boursière postdoctorale
Cancer Immunology Lab, Conseil national de recherches, Ottawa

[Ankita Dabla, Ph. D à la 22e réunion annuelle de l’International Myeloma Society (IMS) (17 au 20 septembre, Toronto)]
Ankita travaille sur un nouveau type de traitement contre le cancer utilisant les cellules tueuses naturelles (cellules NK) de l’organisme, des cellules immunitaires capables d’éliminer les cellules nocives. Elle y ajoute de minuscules molécules hautement ciblées, appelées nanocorps, pour aider ces cellules NK à repérer et à détruire plus efficacement les cellules myélomateuses. Ces nanocorps se fixent sur une cible appelée BCMA, présente à la surface des cellules myélomateuses, ce qui rend le traitement plus précis et plus puissant. Cette approche pourrait ouvrir la voie à des traitements plus sécuritaires et plus efficaces pour les personnes atteintes d’un myélome multiple.
« Je suis profondément reconnaissante d’avoir reçu la bourse EFCM du Dr Andrew R. Belch, qui m’a permis de participer à la 22e réunion annuelle de l’International Myeloma Society. J’ai pu y présenter nos avancées sur les nanocorps, échanger des idées avec des spécialistes internationaux et renforcer les collaborations essentielles à la mise au point d’immunothérapies de nouvelle génération pour traiter le myélome multiple. »
Simin Ahmadvand, candidate au doctorat
Laboratoire d’immunologie Lee, Université d’Ottawa

[Simin Ahmadvand à la 22e réunion annuelle de l’International Myeloma Society (IMS) (17 au 20 septembre, Toronto)]
Simin met au point des immunothérapies avancées visant à renforcer le pouvoir anticancéreux des cellules tueuses naturelles (cellules NK). Ses travaux reposent sur deux approches : CAR-NK, qui modifie les cellules NK afin qu’elles reconnaissent et attaquent plus efficacement les cellules myélomateuses, et BiKE, une molécule qui agit comme un pont pour rapprocher les cellules NK des cellules cancéreuses. Ces deux approches ciblent le BCMA, un marqueur présent à la surface des cellules myélomateuses, et ont démontré des résultats très prometteurs dans des études en laboratoire, offrant ainsi l’espoir de traitements plus sécuritaires et plus efficaces.
« Obtenir la bourse EFCM m’a permis d’assister à la réunion de l’International Myeloma Society et de présenter mon affiche sur les immunothérapies à base de cellules NK. Ce fut une expérience inspirante qui m’a permis de rencontrer des scientifiques et des patients de la communauté du myélome, et qui m’a rappelé pourquoi cette recherche est si importante. »
Dre Daniela Di Francesco, résidente en médecine interne
University of British Columbia

[Dre Daniela Di Francesco à la 22e réunion annuelle de l’International Myeloma Society (IMS) (17 au 20 septembre, Toronto)]
Les travaux de la Dre Di Francesco ont examiné si l’administration d’un cycle supplémentaire de traitement avant une greffe de cellules souches pouvait bénéficier aux patients atteints d’un myélome réfractaire au traitement initial. Ces travaux pourraient permettre d’affiner les protocoles thérapeutiques et d’améliorer les résultats pour les patients qui ne répondent pas aux premières lignes de traitement.
Lorenzo Lindo, B. Sc., candidat au doctorat invité
University of Calgary & University of British Columbia
Lorenzo travaille à la mise au point d’un modèle murin pour étudier la thérapie cellulaire de type CAR-T (thérapie CAR-T). Contrairement aux modèles plus anciens, son système utilise des souris dont le système immunitaire est intact, ce qui le rend beaucoup plus représentatif de la réalité humaine. Ce modèle permet d’observer comment les cellules CAR-T interagissent avec les cellules cancéreuses et avec les défenses naturelles de l’organisme. Ses travaux ont mis en évidence des changements importants dans l’environnement tumoral, ouvrant la voie à la mise au point de thérapies CAR-T plus sécuritaires et plus efficaces pour les patients.
Bâtir l’avenir de la recherche sur le myélome
En soutenant ces jeunes chercheurs, la bourse EFCM fait bien plus que financer des déplacements. Elle ouvre la voie à la collaboration, à la visibilité et au développement professionnel. Elle permet aux chercheurs canadiens de partager leurs découvertes avec la communauté scientifique internationale, tout en rapportant au pays des idées novatrices.