Statistiques canadiennes sur le myélome multiple
Les statistiques permettent d’avoir une vue d’ensemble de la maladie, mais ne permettent pas de prédire les résultats individuels
Le Canada est l’un des rares pays au monde à disposer d’un « système national de registres du cancerTerme désignant des maladies dans lesquelles les cellules malignes se divisent de manière anarchique. Les cellules cancéreuses peuvent envahir les tissus environnants et passer dans le sang et le système lymphatique pour atteindre d’autres parties du corps. Carcinogène : Toute substance ou agent produisant ou stimulant la croissance cancéreuse. » qui permet de surveiller les données sur le cancer à l’échelle de l’ensemble de la population.
Les registres provinciaux, territoriaux et national du cancer constituent d’importantes sources d’information. Ils fournissent les données brutes nécessaires pour améliorer la recherche, l’échange de connaissances, la planification et la prise de décisions à tous les niveaux.
Lorsqu’on examine ce type de données, il est important de garder à l’esprit que, puisque les statistiques et les taux (comme l’incidenceNombre de nouveaux cas concernant une maladie, diagnostiqués chaque année., la prévalence, la survie à 5 ans et la variation annuelle moyenne en pourcentage) sont fondés sur un grand nombre de personnes atteintes de cancer, ils ne permettent pas de prédire avec exactitude ce qui pourrait arriver à une personne en particulier. Ces données peuvent parfois être très générales et, dans d’autres cas, trop précises.
Les statistiques ne sont souvent que des estimations, établies à partir de données pouvant dater de plusieurs années et ne tiennent donc pas toujours compte des dernières avancées en matière de dépistage et de traitement.
Les statistiques peuvent ne pas tenir compte de l’incidence d’autres facteurs, comme la présence d’autres maladies ou causes de décès, la réponse individuelle aux traitements et la pandémie de COVID-19.
Selon Statistiques canadiennes sur le cancer1 et Statistique Canada2
Répartition en pourcentage des nouveaux cas projetés de cancer1 : En 2026, on estime qu’un plus grand nombre d’hommes (130 100) que de femmes (124 100) recevront un diagnosticProcessus d’identification d’une maladie par ses signes et ses symptômes. de cancer. Parmi ces cas, le myélome représente 1,9 % des cas chez les hommes et 1,5 % des cas chez les femmes.
Nouveaux cas projetés de myélome et taux d’incidence1 : En 2026, le nombre de nouveaux cas de myélome était estimé à 4 400 (2 500 chez les hommes et 1 850 chez les femmes, ce qui représente un taux d’incidence standardisé selon l’âge de 12,5 pour 100 000 hommes et de 7,9 pour 100 000 femmes).
Chaque jour, près de 12 personnes reçoivent un diagnostic de myélome au Canada1.
Décès projetés attribuables au myélome et taux de mortalité1 : Le nombre prévu de décès attribuables au myélome au Canada en 2026 était estimé à 1 800 (1050 hommes et 720 femmes; les chiffres ayant été arrondis, les totaux ne correspondent pas à la somme des chiffres); ce qui représente un taux de mortalité normalisé selon l’âge de 5,3 sur 100 000 pour les hommes et de 2,9 sur 100 000 pour les femmes.
Survie nette à 5 ans estimée pour le myélome au fil du temps (2019-2021 comparativement à 1992-1994) : Comparativement à d’autres cancers, le myélome a connu l’une des plus fortes augmentations de la survie au fil du temps (27 points de pourcentage). En 2019-2021, la survie nette à 5 ans pour le myélome était estimée à 54 % (hommes et femmes confondus), ce qui signifie que 54 % des personnes ayant reçu un diagnostic de myélome survivront au moins 5 ans après leur diagnostic 2. La survie nette à 10 ans standardisée selon l’âge pour le myélome en 2015-2017 était estimée à 30 % (hommes et femmes confondus)1.
Selon un rapport spécial de 2022 de Statistiques canadiennes sur le cancer portant sur la prévalence du cancer
En date du 1er janvier 2018, la prévalence du myélome sur 25 ans (pour les cas diagnostiqués depuis 1993) était estimée à 15 030 personnes (8 475 hommes et 6 555 femmes). À titre comparatif, plus de Canadiens vivaient alors avec un myélome qu’avec certains cancers mieux connus, notamment les cancers de l’estomac (13 555), du cerveau et d’autres parties du système nerveux (13 385), du pancréas (7 500), du foie (6 825) et de l’œsophage (5 100).